03 octobre 2007
le meilleur du pire
Je trouve pas les mots pour te dire
Ce que j'ai sur le coeur
Pas de maladie à guérir et pas de douleur
Je veux tout simplement
Qu'on se fasse plus mal
Je veux un truc en grand
Du bleu intégral
Je tourne en rond autour de nous
Je traîne mes silences
On a jeté presque tout
Mais pas les nuances
Je veux refaire à l'envers
Un voyage a deux
Revenir en arrière éteindre le feu
À trop se taire on n'ouvre plus les yeux
Les sentiments
C'est comme un piège à désirs
Plus ils sont grands et plus ils font souffrir
On prend le temps et les mots pour tout dire
Les sentiments c'est le meilleur du pire
On se fait des rêves des histoires à dormir debout
Souvent on perd la mémoire
On s'arrête avant nous
On part on revient on s'abandonne
On sait plus très bien
Qui de nous deux donne
Plus on est loin et moins on se pardonne
Les sentiments c'est comme un piège à désirs
Plus ils sont grands et plus ils font souffrir
On prend le temps et les mots pour tout dire
Les sentiments c'est le meilleur du pire
Ça fait pleurer ça fait mentir, ça fait partir
Ça fait donner ça fait souffrir et partir
Je veux refaire à l'envers
Un voyage a deux
Revenir en arrière éteindre le feu
À trop se taire on n'ouvre plus les yeux
Les sentiments c'est comme un piège à désirs
Plus ils sont grands et plus ils font souffrir
On prend le temps et les mots pour tout dire
Les sentiments c'est le meilleur du pire
C'est le meilleur du pire
Le meilleur du pire
Qui de nous deux donne
Les sentiments c'est comme un piège à désirs
Plus ils sont grands et plus ils font souffrir
On prend le temps et les mots pour tout dire
Les sentiments c'est le meilleur du pire
marie carmen
29 août 2007
beaux jours
Des champs de lumière
Et des jardins secrets
L'enfance
La terre des anges
Des moments qui ressemblent a des destins
La lune
Les cornes de brume
Prendre le large
Pour sonder l'horizon
Cap sur les beaux jours
Je suis de retour
Et j'ai envie d'écouter mon coeur
De me rendre
Courir vers la maison du bonheur
Me faire prendre
Des baies de chaleur
Le rivage les liens
La danse
Les clés de la chance
Des regards aussi grands
Que l'océan
La fête
Un signe de la tête
Prendre la barre
Pour défiler la raison
Cap sur la folie
Je suis pour la vie
Et j'ai envie de toucher ton coeur
Te le prendre
Voler le coffre-fort du bonheur
Te le rendre
Cap sur les beaux jours
Je suis de retour
Et j'ai envie d'écouter mon coeur
De me rendre
Courir vers la maison du bonheur
Me faire prendre
Et j'ai envie de toucher ton coeur
Te le prendre
Voler le coffre-fort du bonheur
Te le rendre
Et j'ai envie d'écouter mon coeur
Me rendre
Et j'ai envie de toucher ton coeur
Te prendre
Marie Carmen
23 juillet 2007
attention fragile ( petite parenthese dans l"arret)
Je laisserai le lit comme elle l'a laissé
Défait et rompu, les draps emmêlés
Afin que l'empreinte de son corps
Reste gravée dans le décor
Je resterai là, immobile
Les bras croisés, presque tranquille
Je laisserai la chambre comme elle l'a laissée
L'odeur de Camel, Gauloises mêlée
Afin que la lumière retienne
Son ombre nue dans les persiennes
Au bout du quai tombe le jour
Je reste là sentant l'Amour
Dans ce port de fêlés juste à l'envers du monde
Où d'énormes soleils me renvoyaient mes ondes
Où les normes basculent au fond des volcans sourds
Où je traînais mes bottes gaspillant ton Amour
Attention fragile
Attention fragile
Je laisserai ma peau comme elle l'a laissée
Sueur et cannelle, orange poivrée
Afin que ma mémoire revienne
Me dessiner cette Eurasienne
Cette criola de secours
Quand je titube au petit jour
Je prendrai ma vie comme elle l'a laissée
Avec un sourire en coin, un secret
Afin d'accepter la tendresse
Que j'avais refusée sans cesse
Avec l'impression d'être fort
Le sommeil, c'est presque la mort
Dans ce port de fêlés juste à l'envers du monde
Où d'énormes soleils me renvoyaient mes ondes
Où les normes basculent au fond des volcans sourds
Où je traînais mes bottes gaspillant ton Amour
Attention fragile
Attention fragile
Lavilliers
16 juillet 2007
Ecrire pour ne pas mourir
Que je sois née d'hier ou d'avant le déluge,
j'ai souvent l'impression de tout recommencer.
Quand j'ai pris ma revanche ou bien trouvé refuge,
dans mes chansons, toujours, j'ai voulu exister.
Que vous sachiez de moi ce que j'en veux bien dire,
que vous soyez fidèles ou bien simples passants
et que nous en soyons justes au premier sourire,
sachez ce qui, pour moi, est le plus important,
est le plus important.
Ecrire pour ne pas mourir,
écrire, sagesse ou délire,
écrire pour tenter de dire,
dire tout ce qui m'a blessée,
dire tout ce qui m'a sauvée,
écrire et me débarrasser.
Ecrire pour ne pas sombrer,
écrire, au lieu de tournoyer,
écrire et ne jamais pleurer,
rien que des larmes de stylo
qui viennent se changer en mots
pour me tenir le cœur au chaud.
Que je vive cent ans ou bien quelques décades,
je ne supporte pas de voir le temps passer.
On arpente sa vie au pas de promenade
et puis on s'aperçoit qu'il faudra se presser.
Que vous soyez tranquilles ou bien plein d'inquiétude,
ce que je vais vous dire, vous le comprendrez :
En mettant bout à bout toutes nos solitudes,
on pourrait se sentir un peu moins effrayés,
un peu moins effrayés.
Ecrire pour ne pas mourir,
écrire, tendresse ou plaisir,
écrire pour tenter de dire,
dire tout ce que j'ai compris,
dire l'amour et le mépris,
écrire, me sauver de l'oubli.
Ecrire pour tout raconter,
écrire au lieu de regretter,
écrire et ne rien oublier,
et même inventer quelques rêves
de ceux qui empêchent qu'on crève
lorsque l'écriture, un jour, s'achève...
En m'écoutant, passant, d'une oreille distraite,
qu'on ait l'impression de trop me ressembler,
je voudrais que ces mots qui me sont une fête,
on ne se dépêche pas d'aller les oublier.
Et que vous soyez critiques ou plein de bienveillance,
je ne recherche pas toujours ce qui vous plait.
Quand je soigne mes mots, c'est à moi que je pense.
Je me regardais sans honte et sans regrets,
sans honte et sans regrets.
Ecrire pour ne pas mourir,
écrire, grimacer, sourire,
écrire et ne pas me dédire,
écrire ce que je n'ai su faire,
dire pour ne pas me défaire,
écrire, habiller ma colère.
Ecrire pour être égoïste,
écrire ce qui me résiste,
écrire et ne pas vivre triste
et me dissoudre dans les mots
qui soient ma joie et mon repos.
Ecrire et ne pas me foutre à l'eau.
Et me dissoudre dans les mots
qui soient ma joie et mon repos.
Ecrire et pas me foutre à l'eau.
Ecrire pour ne pas mourir,
pour ne pas mourir.
Anne Sylvestre
10 juillet 2007
donne toi
Ha ha ha ha ha ha ha hou ha ha ya ha ha ya
Donne juste un peu de toi donne donne étonne-toi han
Qu'est-ce que t'attends qu'est-ce qui te prends
Pourquoi tu prends et ne donne pas
Sers toi des yeux que tu as regarde un peu autour de toi
Redescends de ta tour et fais-en le tour le monde est la approche-toi
Donne-toi abandonne-toi donne toi abandonne-toi
Donne on attend que toi que tu donnes comme tu recois han
Qu'est-ce que t'attends qu'est-ce qui te prends
Ce que tu prends faut pas croire qu'on te le doit
Au sommet de la tour d'ivoire roi et maître du brouillard
Redescends de ta tour et fais-en le tour le monde est la approche-toi
Donne-toi abandonne-toi donne toi abandonne-toi
Donne-toi abandonne-toi donne toi abandonne-toi
Roi et maître du brouillard au sommet de la tour d'ivoire
Redescends de ta tour et fais-en le tour le monde est la approche-toi
Donne-toi abandonne-toi donne toi abandonne-toi
Donne-toi abandonne-toi donne toi abandonne-toi
Ha ha ha ha ha ha ha ha ha ha hou
Ha ha ha ha ha ha
marie Carmen
05 juillet 2007
Danger d'aller au bois
Ne te figure pas, ma belle,
Que les bois soient pleins d'innocents.
La feuille s'émeut comme l'aile
Dans les noirs taillis frémissants ;
L'innocence que tu supposes
Aux chers petits oiseaux bénis
N'empêche pas les douces choses
Que Dieu veut et que font les nids.
Les imiter serait mon rêve ;
Je baise en songe ton bras blanc ;
Commence ! dit l'Aurore. - Achève !
Dit l'étoile. Et je suis tremblant.
Toutes les mauvaises pensées,
Les oiseaux les ont, je les ai,
Et par les forêts insensées
Notre coeur n'est point apaisé.
Quand je dis mauvaises pensées
Tu souris... - L'ombre est pleine d'yeux,
Vois, les fleurs semblent caressées
Par quelqu'un dans les bois joyeux. -
Viens ! l'heure passe. Aimons-nous vite !
Ton coeur, à qui l'amour fait peur,
Ne sait s'il cherche ou s'il évite
Ce démon dupe, ange trompeur.
En attendant, viens au bois sombre.
Soit. N'accorde aucune faveur.
Derrière toi, marchant dans l'ombre,
Le poëte sera rêveur ;
Et le faune, qui se dérobe,
Regardera du fond des eaux
Quand tu relèveras ta robe
Pour enjamber les clairs ruisseaux.
Hugo
26 juin 2007
pas assez de toi
J'ai comme une envie de tourner le gaz
Comme envie de m'faire sauter les plombs
Comme envie de t'expliquer comme ça
Que ton indifférence, elle ne me touche pas
Je peux très bien me passer de toi
Comme envie de sang sur les murs
Comme envie d'accident d'voiture
Comme envie d'expliquer comme ça
Que ton inddifférence elle ne me touche pas
Je peux très bien me passer de toi
J'ai comme envie d'n'importe quoi
Comme envie de crever ton chat
Comme envie d'tout casser chez toi
Comme envie d'expliquer comme ça
Je peux très bien me passer de toi
J'ai comme envie d'une fin torride
Comme on en voit qu'au cinéma
J'ai comme envie qu'ce soit terrible
Et qu'ça se passe juste en bas de chez toi
Je peux très bien me passer de toi
Mano negra
18 juin 2007
l'irlandaise
Serais-tu brune
Ou plutôt rousse
Au teint de lune
Belle frimousse ?
Serais-tu donc
Une tigresse?
Pas d'abandon
Ni de faiblesse ?
Peux-tu me dire
Gentille femme
Le grand programme
De tes désirs ?
le soleil brule
la lune apaise
La hyène hurle
Et le lion baise.
O
belle bouche
je te la baise
O seins de braise
je te les touche
La nuit s'avance
Je m'enhardis
Je prends ma chance
Si ça te dit!
O ma Suzanne !
Toi de banlieue ?
Le désir plane
Dans ces hauts lieux !
mais sa présence
est éternelle
grain de jouissance
beauté rebelle
alors buvons
jusqu'à l'ivresse
alors revons
de belles fesses !
mais tu es libre
comme une fleur
quand elle vibre
sous la chaleur !
je t'imagine
un peu fillette
je te devine
beaucoup coquette ...
petite fraise ....
téton sucré
bouton nacré
ou yeux de braise ?
Merci fougueuse
pour ta vigueur
belle enjoleuse
tu es ma soeur !
ta bouche d'or
est délicieuse
tes lèvres encore
sont malicieuses
Je vais dompter
ton corps sauvage
par la volupté
de doux massages ....
salut noisette
faisons la fete
ou des galipettes
sur l'internet
O
l'Irlandaise
Aux yeux de braise
ta bouche me susurre
en un puissant murmure
Dans tes beaux yeux
le fol espoir
de dire adieu
aux idees noires
Grains de beauté
sur ta poitrine
grâce divine
à méditer ...
Rêves d'amour
et de caresses
Qui nuit et jour
N'ont point de cesse ...
Aux pieds de ton grand lac aux cascades d'argent
Les douces montagnes m'ont redit le serment
De toujours vénérer la subtile
beauté
Des horizons remplis de ta douce clarté
Connais tu la douceur
Des mots imprononcés
Dans la chaude moiteur
Des amants rassasiés ?
Connais tu la caresse
des esprits enlacés
Quand toute envie cesse
des désirs ressassés ?
Tous les moments sont bons
pour chanter les louanges
des visages d'archanges
aux longs cheveux si blonds.
Poete anonyme 20eme siecle
16 juin 2007
cyrano parle :
Et que faudrait-il faire?
Chercher un protecteur puissant, prendre un patron,
Et comme un lierre obscur qui circonvient un tronc
Et s'en fait un tuteur en lui lechant l'ecorce,
Grimper par ruse au lieu de s'elever par force?
Non, merci. Dedier, comme tous il le font,
Des vers aux financiers? se changer en bouffon
Dans l'espoir vil de voir, aux levres d'un ministre,
Naitre un sourire, enfin, qui ne soit pas sinistre?
Non, merci. Dejeuner, chaque jour, d'un crapaud?
Avoir un ventre use par la marche? une peau
Qui plus vite, a l'endroit des genoux, devient sale?
Executer des tours de souplesse dorsale?. . .
Non, merci. D'une main flatter la chevre au cou
Cependant que, de l'autre, on arrose le chou,
Et, donneur de sene par desir de rhubarbe,
Avoir son encensoir, toujours, dans quelque barbe?
Non, merci! Se pousser de giron en giron,
Devenir un petit grand homme dans un rond,
Et naviguer, avec des madrigaux pour rames,
Et dans ses voiles des soupirs de vieilles dames?
Non, merci! Chez le bon editeur de Sercy
Faire editer ses vers en payant? Non, merci!
S'aller faire nommer pape par les conciles
Que dans des cabarets tiennent des imbeciles?
Non, merci! Travailler a se construire un nom
Sur un sonnet, au lieu d'en faire d'autres? Non,
Merci! Ne decouvrir du talent qu'aux mazettes?
Etre terrorise par de vagues gazettes,
Et se dire sans cesse 'Oh, pourvu que je sois
Dans les petits papiers du "Mercure Francois"?'
Non, merci! Calculer, avoir peur, etre bleme,
Aimer mieux faire une visite qu'un poeme,
Rediger des placets, se faire presenter?
Non, merci! non, merci! non, merci! Mais. . .chanter,
Rever, rire, passer, etre seul, etre libre,
Avoir l'oeil qui regarde bien, la voix qui vibre,
Mettre, quand il vous plait, son feutre de travers,
Pour un oui, pour un non, se battre,--ou faire un vers!
Travailler sans souci de gloire ou de fortune,
A tel voyage, auquel on pense, dans la lune!
N'ecrire jamais rien qui de soi ne sortit,
Et modeste d'ailleurs, se dire mon petit,
Soit satisfait des fleurs, des fruits, meme des feuilles,
Si c'est dans ton jardin a toi que tu les cueilles!
Puis, s'il advient d'un peu triompher, par hasard,
Ne pas etre oblige d'en rien rendre a Cesar,
Vis-a-vis de soi-meme en garder le merite,
Bref, dedaignant d'etre le lierre parasite,
Lors meme qu'on n'est pas le chene ou le tilleul,
Ne pas monter bien haut, peut-etre, mais tout seul!
Edmond Rostand
08 juin 2007
chatte
Elle déambule de toits en toits
Elle vagabonde de toi en toi
Sauvage, elle vous observe
Féline, elle avance somptueuse et gracieuse
Elle marche vous découvrez sa félinité
Elle vous regarde de charmeuse et lointaine
Et s'en va soudain pour que vous l'admiriez plus
Chatte elle se voilent pour mieux vous séduire
Fière elle vous snobe pour mieux vous attirer
Jouez l'indifférence, vous sentirez ses pattes de velours ou griffues
Elle fuit au moment ou vous croyez l'approcher
Elle s'étirent au soleil chaude sous les baisers de ces rayons
Vous la surprendrez voluptueusement allongée
Offrant son corps
Appelant les caresses,
Vous faisant ces yeux de chattes
Elle vous frôle l'air de ne pas y toucher
Fuyant à la moindre approche trop rapide
Elle rode vous entoure de ses charmes
Elle vous appelle doucement
Elle minaude, Elle s'approche
De ses yeux, elle dit ce que vous n'oseriez espérer
Sans avertir entre dans votre antre, viens sur vos genoux
Se couche à vos côtés ronronnante
Vous caresse et répondant aux votres
Elle vous donne chaque instant plus encore
Vous découvrez sa douceur, sa sensualité
Les joies à nuls autres comparables
Sauvage elle repart sur les toits
Entière elle reviendra plus caressante
Elle vous a choisi corps et âme
Libre et féline elle est simplement Votre